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Informations pratiques > Cambodge Version imprimable Suggérer par mail

 

Pendant de très longues années, le Cambodge a été rayé des cartes touristiques. Le souvenir du génocide perpétré par les Khmers rouges entre 1975 et 1979, une insécurité endémique et de la plaie des mines anti personnel dissuadaient à juste titre les candidats au voyage. Aujourd’hui, le moment est venu des surmonter ses craintes pour partir à la découverte d’un pays extrêmenent attachant, qui recèle l’un des plus beaux sites du patrimoine de l’humanité: les temples d’Angkor. La guerre civile est terminée, l’insécurité a regressé et on peut désormais visiter le pays pour des prix modiques. Malgré toutes les épreuves qu’il a subies, le Cambodge n’a rien perdu de son légendaire sourire et de son hospitalité. Quand partez-vous?

 

Quand partir?

Les deux mois les plus propices à la découverte du Cambodge sont ceux de décembre et janvier, lorsque l’humidité est supportable et les précipitations rares. À partir de février, les températures commencent à grimper jusqu’à atteindre des sommets en avril, où la chaleur est torride. La saison est vraiment sèche d’avril à octobre. Avantage, il y a beaucoup moins de cohue autour des merveilles d’Angkor.

 

Visas

Actuellement, le visa est obligatoire pour entrer au Cambodge. Il permet de séjourner 30 jours dans le pays. Sa durée de validité est de 3 mois à partir de la date d’émission. Il peut être plongé une seule fois sur place auprès de l’Immigration Département, situé à Pnompenh. Mozaik Voyages peur arranger les formalités pour ses clients.

 

Santé: choléra, hépatites, paludisme, typhoïde. Ne pas boire l’eau du robinet.

 

Précautions à prendre

La situation sécuritaire s’est considérablement améliorée au cours des dernières années. Les bons connaisseurs du Cambodge affirment même que le pays n’a jamais été aussi sûr depuis 30 ans. Malgré la nette amélioration du climat politique, il est recommandé de rester vigilant: évitez les ressemblements politiques. Ne voyager pas seul dans certaines parties du pays, et soyez très prudent la nuit surtout en ville. Evitez de sortir des sentiers battus à cause des certaines de milliers de mines posées aux quatre coins du pays et des raçonneurs de grand chemin. Le mieux est de se renseigner avant d’entamer une excursion. Informez vous aussi sur l’état des voies de communication. Hors des villes, les routes et ponts sont souvent en mauvais état (et parfois coupés durant la saison des pluies).

 

Décalage horaire: + 5 ou 6 heures par rapport à la France, 6 ou 7 heures GMT, selon l’horaire d’hiver ou d’été

 

Poids et mesures: système métrique

 

Electricité: 220 volts

 

Indicatif téléphonique: +855

 

Fêtes et festivals

Elles suivent le calendrier lunaire (leurs dates changent chaque année). Signalons trois célébrations majeures. Tout d’abord, la célébration du Nouvel An Khmer, ou Chaul Chnam. Cette fête, qui se déroule aux alentours de la mi-avril, dure trois jours durant lesquels les Khmers portent des offrandes aux vats, astiquent leurs maisons et échangent des cadeaux. La fin du mois de mai donne lieu à la cérémonie des labours royaux, ou Chat Preah Nengkal. Ce rituel agricole est orchestré par la famille royale. Enfin, à la fin du mois de novembre, la population fête l’inversion des eauxdu Tonlé Sap (Bon Om Tuk). Avec l’arrivée de la saison sèche, les eaux qui se déversent dans le lac Tonlé Sap inversent leurs cours pour se jetter dans le Mékong. À la saison des pluies, le phénomène contraire se produit: spectacle unique au monde.

 

Culture

 

Coutumes

Comme les Thaï, qui ont leur wai, les Cambodgiens se saluent traditionnellement par le sompiah, une inclinaison du buste les mains jointes. Plus l’inclinaison est profonde et les mains hautes, plus le respect est marqué. La poignée de main à l’occidentale tend à s’imposer depuis quelques années. Comme partout en Asie , un petit cadeau, symbole de gratitude, est apprécié lors d’une invitation. Il doit toujours être offert de la main droite. N’oubliez pas de vous déchausser avant d’entrer dans une maison khmère. Une tenue vestimentaire correcte (évitez les shorts et T-shirts sans manches) est appréciée pour la visite des pagodes.

 

Nourriture

Lacuisine cambodgienne est très influencée par les traditions thaïlandaises et laotiennes voisines. Elle présente, heureusement, quelques savoureuses spécialités locales. Le riz constitue la base de l’alimentation. Un repas cambodgien comporte presque toujours une soupe (ou samla), servie en même temps que les autres plats. À recommender, la samla chapek, soupe de porc parfumé au gingembre. Les Cambodgiens consomment beaucoup de poissons, pêchés dans les eaux du Tonlé Sap. Le trey aing, ou poisson grillé, est une spécialité locale. Le plus souvent, la poisson est découpé en morceaux, roulés dans une feuille de laitue ou d’épinard et trempés dans la sauce au poisson. Les salades cambodgiens, parfumées au coriandre , aux feuilles de menthe et au thym citronné, sont délicieuses. On déguste des nouilles des riz ou khao phoune à tous les coins de rue. Les Cambodgiens arrosent en général leur repas de bière (la bière locale – l’Angkor – est très honnête).

 

Religion

Le Cambodge est très largement bouddhiste. Mais durant une très longue périodes (su Ier au XIVe siècle), l’hindouisme y régna en maître. Son influence prépondérante est encore visible à Angkor. Shiva était la divinité préférée de la famille royale. Elle fut supplantée au XIIe siècle par Vishnu. Le bouddhisme – celui de l’école de Theravada (doctrine ancienne) – fut introduit entre le XIIIe siècle et Xve siècle au Cambodge. Il fut religion d’Etat jusqu’à l’arrivée au pouvoir des Khmers rouges (1975). La doctrine Theravada définit trois principaux aspects de l’existence humaine: le dukkha (souffrance), l’anicca (caractère transitoire de toutes choses) et l’anatta (caractère non subtantiel de la réalité). L’objet ultime du bouddisme Theravada est le nibbana (nirvana en sanskrit), littéralement: “explosion” ou “ extinction” des causes de la dukkha. Chaque homme est amené à devenir moine durant une brève période de son existance (idéalement entre la fin de sa formation et son entrée dans la vie active).

 

Arts

Les exactions des Khmers rouges ont porté des coups terribles à la culture locale. Ceux-ci ont détruit les statue, les instruments de musique, les livres: tout ce qui pouvait rappeler de près ou de loin un passé dont ils entendaient effacer toute trace. Depuis le début des années 90, on assiste à une lente renaissance de la culture traditionnelle. Le Ballet royal du Cambodge rappelle, plus que tout autre forme d’art , la gloire passée d’Angkor. Le théâtre de masques (lkhaon khaol) a repris la vigueur. La musique accompagne tous les rites religieux. Parmi les ensembles musicaux traditionnels, citons l’areaka ka, qui se produit pendant les mariages et qui se compose d’un violon à trois cordes (tro khmae), d’un instrument recourbé à corde unique (khsae muoy) et de percussions (skor areak). La sculpture et l’architecture contemporaines sont fortement influencés par les beautés d’Angkor. Le cinéma a quasiment disparu, bien que les filles de Rithy Panh (Les Gens de la rizière) laissent espérer, là aussi, une renouveau dans ce secteur artistique sinistré.

 

Langue

La langue khmère ou cambodgienne a des points communs avec d’autres langues voisines, en revanche elle ne possède pas de tons, c’est-à-dire que les mots ne portent aucune intonation particulière qui modifie le sens. En conséquence, la prononciation s’avère très complexe pour nos gosiers. Par contre la grammaire est est trè simple.

Suai s’dei: Bonjour

Lia sunhhao-y: Aurevoir

Juab kh’nia th’ngaykrao-y: A bientôt

Baat: Oui (pour les hommes)

Jaa: Oui (pour les femmes)

Te: Non

Sohm: S’il vous plaît

Aw kohn: Merci

Sohm Toh: Excusez-moi

Niak sohk sabaay te: Bonjour, comment allez-vous ?

Kh’nyohm ch’muah: Je m’appelle…

Kh’nyohm ch’muah: Je viens de …

Tii nih mian niak jeh phiasaa awngle te: Est-ce quelqu’un parle anglais ?

Neuv ai naa ?: Où se trouve…?

Khaang joeng: Nord

Khaang d’bowng: Sud

Khaang kaot: Est

Khaang leit: Ouest

 

Comment s’y rendre

Le Cambodge ne dispose que d’un seul aéroport international: celui de Pnompenh, baptisé Pochentong. Depuis l’Europe occidentale, il faut transiter obligatoirement par Hong Kong ou Bangkok pour s’y rendre. Il existe des vols quotidiens entre Bankok et Ppnompenh, sur la Thaï ou Royal Air Cambodge. La Thaï a récemment mis en place une liaison régulière entre Bangkok et Siemreap (pour ceux qui souhaitent éviter Pnompenh pou se rendre directement à Angkor).

 

Comment circuler

Les vols intérieurs sont assurés par Royal Air Cambodge qui relie Sihanoukville et surtout Siemreap. C’est le moyen le plus sûr – et surtout le plus rapide – pour voyager à l’intérieur du pays. Entre la capitale et Siemreap, Royal Air Cambodge assure sept vols quotidiens. Le réseau ferroviaire est peu sûr et surtout en très mauvais état: déconseillé. Le réseau routier n’est guère mieux loti mais est en réfection. Ainsi la RN4 jusqu’à Sihanoukville permet de faire le trajet en 4heures depuis Pnompenh, et il faut désormais 6 heures pour rejoindre Siemreap depuis la capitale. Il n’existe que sept routes (numérotées de 1 à7). La moto est pratique pour les courtes distances (entre Siemreap et Angkor par exemple). En ville, les motos-taxis sont recommandés. Il existe 1900 km de voies navigables au Cambodge: un moyen de circuler bien plus efficace que les axes routiers. On peut désormais gagner Siemreap à partir de la capitale par le Tonlé Sap en quatre heures seulement.

 
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